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Si c’est une blague, elle n’est vraiment pas drone !

Piloter un drone devient une pratique de plus en plus risquée ces jours-ci. Voici donc un rappel des survols passés, des conditions d’utilisation présentes et une présentation démente des évolutions futures en matières d’aéronefs.

 

Six mois de survols mystérieux

Voici une chronologie sur les apparitions de drones depuis octobre dernier :

Est-ce que ce sont toujours les mêmes individus qui œuvrent depuis octobre ? Aucun lien n’a été fait entre tous ces survols. Qu’ils soient membres d’une « organisation » cherchant à tester les services de protection français ou des petits plaisantins, les identités des télépilotes ne sont toujours pas connues.

Hormis les survols de ce début d’année, les premiers drones avaient pour cible des centrales nucléaires, la plupart en service. Greenpeace, adepte des entrées forcées dans ces périmètres dit très sécurisés, nie toute implication dans ces survols. Il est vrai que les actions coup-de-poing de l’association écologiste sont souvent réalisées par des militants de chair et d’os et non par un aéronef circulant sans personne à bord. Mais pourquoi presque toujours des centrales nucléaires ? Trois suppositions :

  • une action militante : afin de pointer du doigt la surprenante simplicité de faire pénétrer un objet intrus dans ces sites sensibles ;
  • une action prévue : espionnage ;
  • une action individuelle : pour faire le buzz.

 

De l’utilisation d’un drone de loisir

Utilisés au départ par les militaires, les drones ont vu leurs ventes exploser pour une pratique privée depuis Noël dernier. L’attrait pour ces petits quadricoptères est dans la possibilité de leur fixer une caméra afin de filmer depuis le ciel. Cependant les conditions légales d’utilisation sont très, vraiment très restreintes…

 

Mais il semblerait que l’utilisation des drones comme livreurs soit en passe de devenir réalité. On savait qu’Amazon et Google planchaient sur le sujet depuis plusieurs années mais se heurtaient à la Federal Aviation Administration, semblable de notre direction de l’Aviation civile. Mais le 29 septembre dernier, c’est la filiale de Deutsche Post, DHR, qui a livré des médicaments depuis le port allemand de Norddeich vers l’île de Juist (à 12,5 km des côtes).

 

Pour bénéficier de ce service du futur, il faudra quand même habiter dans un périmètre de 15 km environ par rapport au lieu de départ des livreurs volants, éviter de vivre dans un immeuble et être là au moment de la livraison puisque le drone se pose, lâche le paquet et s’en va, que vous soyez là ou non…

 

Demain, les drones papillonneront autour de nous

Enfin, on ne sera pas à l’abri, dans un futur plus ou moins proche, de prendre un drone pour un moustique. La priorité des chercheurs est la miniaturisation des aéronefs, en témoigne le projet REMANTA (REsearch program on Micro Aerial vehicle and New Technologies Application) lancé par le centre français de recherche aérospatiale, l’ONERA.

 

 

Pour résumer :

  • les télépilotes propriétaires des drones ayant survolés Paris sont toujours recherchés ;
  • l’utilisation d’un de ces appareils pour le loisir est soumise à conditions ;
  • les livraisons aéroportées aussi ;
  • faites attention la prochaine fois que vous voudrez écraser un moustique !

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