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Top 10 : Le gratin du cinéma en 3D

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La 3D relief en dix coups de cœur !

La sortie récente de The Walk, biopic consacré au funambule Philippe Petit, a rappelé tout ce que la 3D avait à offrir au cinéma lorsque le sujet d’un film s’y prête et que son réalisateur la manie avec justesse. Quelles sont les plus belles claques tridimensionnelles prises en salle obscure jusqu’ici ? Voici une sélection de dix films qui valaient le détour.

 

10. THE WALK, de Robert Zemeckis

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Trois quarts d’heure suffisent à Zemeckis pour légitimer l’emploi de la 3D pour son dernier film. Alliée à une mise en scène virtuose, elle donne des sueurs froides en creusant la profondeur de champ d’images vertigineuses. Des vues subjectives des personnages se penchant au bord du toit des tours jumelles aux plans aériens cadrant un Joseph Gordon-Levitt tremblant sur son fil, en passant par ses exercices acrobatiques de saltimbanque dans la Ville Lumière, le film était fait pour le relief.

 

9.  THE AMAZING SPIDER-MAN 2, de Marc Webb

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Parce que Gaspar Noé n’était pas le premier à vouloir asperger le public de fluide, il faut rappeler l’excellent travail du relief de Marc Webb sur son deuxième Spiderman. Si on est plus proche du jeu-vidéo que de l’aspect bande dessinée des films de Sam Raimi, il faut bien avouer que certaines séquences de voltige faisaient leur effet !

 

8. LA-HAUT, de Pete Docter & Bob Peterson

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Là-haut est à la fois la première œuvre d’animation et le premier film en 3D à avoir ouvert le Festival de Cannes. Une belle entrée en matière puisque le film est un bijou de mélancolie aux images sublimes, magnifiées par un relief de grande qualité qui fait autant vibrer avec le décollage d’une maison tirée par des ballons de baudruche qu’avec sa grande scène d’action perchée sur un dirigeable au milieu des nuages.

 

7. LES AVENTURES DE TINTIN – LE SECRET DE LA LICORNE, de Steven Spielberg

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Le premier passage de Spielberg par l’animation est une parfaite réussite. Le film brille par un travail d’orfèvre à l’animation, mais aussi par sa 3D minutieuse, faisant ressortir les traits des personnages avec un réalisme troublant, et creusant la profondeur de champ dans des scènes de course-poursuite ahurissantes. Du grand spectacle !

 

6. TOY STORY 3, de Lee Unkrich

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La magie de Pixar n’a pas loupé le coche de l’animation en 3D. Après Là-haut, le studio a retrouvé cette technologie pour livrer ce qui est tout simplement l’une des meilleures suites de tous les temps. Si le premier épisode des aventures de Woody et Buzz l’Éclair révolutionnait le monde de l’animation en étant la première œuvre entièrement réalisée en images de synthèse, son héritage confère à la 3D une force d’immersion qui trouve la profondeur nécessaire à la mise en valeur de cet univers enfantin, parcouru par notre regard nostalgique désireux d’explorer chaque coffre à jouet comme autant de cases de notre  mémoire.

 

5. PROMETHEUS, de Ridley Scott

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Si Prometheus était handicapé par d’innombrables bourdes scénaristiques, sa 3D était impressionnante et s’intégrait parfaitement à l’atmosphère oppressante du film. Ridley Scott avait trouvé le moyen d’explorer la technologie dans tous les compartiments de sa mise en scène, de la virtuosité des plans d’ensemble cadrant les décors imposants aux scènes horrifiques les plus viscérales.

 

4. HUGO CABRET, de Martin Scorsese

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Loin de faire jeu égal avec la crème des films de Scorsese, Hugo Cabret s’était toutefois distingué par son incroyable panoplie d’effets visuels merveilleux qui, s’ils se limitaient parfois à de purs gadgets, révélaient tout de même une facette artistique touchante du metteur en scène, décidément à l’aise dans tous les genres. Poudre aux yeux ou pas, on en redemande à la sortie de la salle.

 

3. L’ODYSSÉE DE PI, d’Ang Lee

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L’Odyssée de Pi est d’une beauté incroyable, et sa réussite tient autant au caractère sensationnel de certains surgissements hors du cadre (voir la scène époustouflante des poissons volants), qu’à ses pauses contemplatives d’une grâce rarement égalée dans l’emploi de la 3D au cinéma. Une plastique à tomber qui permet à Ang Lee de livrer bien plus que le récit bouleversant de son personnage : un portrait éblouissant de la nature dont les accents fantastiques n’entachent en rien l’animation réaliste de son grand bestiaire.

 

2. AVATAR, de James Cameron

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Le grand spectacle de James Cameron, détenant encore le record impressionnant de plus de 2,7 milliards de dollars de recettes au box office mondial, a la primauté d’avoir poussé la 3D à un niveau d’exigence faisant d’Avatar un des projets les plus ambitieux jamais portés. Fort d’un budget pharamineux, Cameron a changé la face du cinéma de ces dernières années en motivant la démesure et le retour à un art du divertissement repoussant les limites technologiques. Il a ouvert la voie à un art cinématographique qui ne serait pas uniquement ramené à son caractère forain, mais qui serait aussi porteur d’une certaine ambition, d’une conception du cinéma comme champ d’expérimentation de techniques sans cesse renouvelées.

 

ET LE NUMÉRO UN EST…

 

1. GRAVITY, d’Alfonso Cuaron

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S’il y a un réalisateur qui a répondu à l’appel de Cameron, c’est bien Alfonso Cuaron. Après quatre années de labeur pour concevoir la technologie nécessaire à sa réalisation, le metteur en scène mexicain livrait en 2013 Gravity, un survival au scénario minimaliste, propulsant Sandra Bullock et George Clooney dans l’espace pour 1 h 30 de sensations extrêmes. Cuaron s’affranchit de toutes les frontières, limitant les coupes pour proposer des plans-séquences extraordinaires, programmant des mouvements de caméra impossibles, mais aussi et surtout, profitant du cadre pour réaliser un film sur le vide. Car ce sont moins les jets de débris de vaisseau nous arrivant à la figure que les vertiges de l’apesanteur qui font le prodige de cette expérience. La virtuosité du film tient autant à sa photographie sublime qui permet une contemplation de l’espace inédite au cinéma, qu’à sa 3D, aussi fascinante par son efficacité que par sa capacité à se faire oublier. L’immersion n’a jamais été aussi forte qu’avec ce film qui fait d’Alfonso Cuaron l’actuel maître en la matière. Un choc cinématographique qui ne peut qu’encourager à trouver de nouvelles façons d’employer une technologie encore bien souvent ramenée à un simple argument marketing.

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